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Bienvenue sur le site du Docteur Pierre Blain, ophtalmologiste à Nantes.

A la clinique Sourdille, il se consacre à la chirurgie réfractive de la myopie, de l’astigmatisme, de l’hypermétropie et de la presbytie, par laser (excimer et femtoseconde) ou implants.

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Pose d'un implant "phake"
 

L'essentiel

  • La pose d'un implant intra-oculaire "phake" consiste à placer à l'intérieur de l'œil une petite lentille correctrice, sans opérer le cristallin.
  • Cette opération est réservée au traitement des anomalies optiques importantes, qui ne peuvent pas être corrigée par le LASIK.
  • Actuellement, il n'existe pas d'implant "phake" permettant de corriger la presbytie.
  • Il s’agit d’une intervention de confort non remboursée par la sécurité sociale. Cependant certaines mutuelles peuvent la prendre en charge. Pour cette raison, il ne peut être prescrit d'arrêt de travail
  • L'opération dure environ 15 minutes sous anesthésie générale ou locale.
  • Une hospitalisation brève est nécessaire. Elle peut comporter ou non une nuit de repos à la clinique. L'œil opéré est examiné habituellement le lendemain de l'opération (parfois le jour même) pour s'assurer que tout va bien avant le retour.
  • Après l'opération, la récupération de la vision est rapide : elle s'améliore progressivement au cours des premièrs jours (implants souples) ou semaines (implants rigides).
  • Les 2 yeux ne sont pas opérés le même jour, mais à quelques jours (habituellement une semaine) d'intervalle.
  • Une surveillance régulière au minimum annuelle est nécessaire, aussi longtemps que l'implant reste dans l'œil, même si tout va bien, pour s'assurer de la bonne tolérance de l'implant à très long terme.

Dans quels cas ?

C'est la méthode à privilégier avant 50 ans car à cet âge, elle respecte le cristallin et donc l'accommodation (capacité à faire la mise au point sur les objets rapprochés).

Elle est utilisée :

  • la cornée ne permet pas un LASIK : trop fine, asymétrique, maladie de la surface oculaire
  • lorsque le défaut visuel est trop important pour être traité avec le LASIK : - Myopies entre – 8 et – 24 dioptries - Hypermétropies au delà de 4 dioptries - Astigmatismes importants.

Peut-on associer les lentilles intra-oculaires à d’autres opérations oculaires ?

  • Oui : au LASIK ou aux incisions cornéennes

Qui peut être opéré ?

  • Les personnes dont la correction optique est stable depuis au moins un an, désireuses de réduire, voire de supprimer le port des lunettes ou des lentilles de contact.
  • Bien sûr, le bilan préopératoire vérifiera l’absence de contre-indication à l’intervention.
  • Les réglementations concernant les aptitudes visuelles de certaines professions sont continuellement modifiées. Il est donc indispensable que vous vérifiiez vous-même auprès des administrations concernées si une intervention de chirurgie réfractive est acceptée dans votre cas particulier (armée, police, gendarmerie, marine, pompiers, SNCF, transport aériens ou routiers, etc…).
  • La correction de la vision par implant intra-oculaire est réservée aux patients qui ne peuvent pas être traités de façon satisfaisante par laser car le défaut à corriger est trop important ou leur cornée trop fine. Si une autre technique chirurgicale équivalente est possible, le chirurgien vous expliquera les avantages et inconvénients de celle-ci afin de guider votre choix.

Définition :

  • L'implant est ajouté dans l'œil sans opérer le cristallin.
  • L'œil qui conserve son cristallin naturel est dit "phake". Par extension, ces implants sont appelés "implants phakes".

Quel est le principe de la chirurgie ?

  • L’intervention consiste à introduire dans la partie antérieure de l’œil une lentille artificielle pour corriger la vision. Cette lentille est appelée « implant ».
  • Les lentilles intra-oculaires fonctionnent comme une lentille de contact, mais sont placées à l’intérieur de l’œil, devant ou derrière la pupille.
  • L’implant est destiné à rester définitivement dans l’œil. Néanmoins, l’implant peut être enlevé dans des cas exceptionnels de mauvaise tolérance, contrairement aux interventions par laser dont l’effet est irréversible.

Quel est le but de la chirurgie ?

  • Le but de l’opération est de procurer une vision suffisante et acceptable sans lunettes ni lentilles dans les activités de la vie courante.
  • Dans presque tous les cas, l’acuité visuelle sans correction sera améliorée par l’intervention, mais elle n'est habituellement pas supérieure à l’acuité visuelle qui était obtenue avec lunettes ou lentilles de contact avant l’intervention.

Quels sont les retentissements sur l’œil ?

  • L’opération ne permet pas d’empêcher l’évolution naturelle de la myopie, de l’hypermétropie ou de l’astigmatisme traités. C’est pourquoi il est nécessaire que l’anomalie soit stable avant l’opération, pour éviter de la voir réapparaître en partie après l’intervention.
  • La fragilité naturelle d’un œil myope n’est pas modifiée. De ce fait, les patients myopes doivent continuer à être surveillés de façon régulière comme avant l’opération. En particulier, un contrôle de la rétine est conseillé (fond d'œil)

L’opération est-elle efficace ?

  • Oui, l’intervention permet de corriger de fortes anomalies optiques inaccessibles à une intervention par laser excimer.
  • L’acuité visuelle sans correction sera améliorée par le traitement, mais elle ne sera habituellement pas supérieure à l’acuité visuelle qui était obtenue avec lunettes ou lentilles de contact avant l’intervention.
  • Le résultat visuel final n’est établi qu’après quelques semaines. Il est ensuite stable et définitif. Il n’y a pas de régression de l’effet obtenu.
  • Le résultat de l’opération n’est pas toujours 10/10èmes sans lunettes. Après l’intervention en effet, il peut arriver que le port de lunettes reste nécessaire de façon occasionnelle ou permanente car l’implant peut être légèrement sur ou sous-correcteur et il ne peut pas corriger la presbytie. Le port de lunettes pour la vision de près restera donc indispensable après 45 ans environ (plus tard si l’on décide de conserver une myopie légère).
  • Dans tous les cas, les lunettes éventuellement nécessaires seront beaucoup plus fines qu’avant l’intervention. Souvent, elles ne seront utiles que dans certaines activités qui nécessitent une vision précise (conduite automobile). Une sur-correction, une sous-correction, ou un astigmatisme éventuellement associés, peuvent parfois être corrigés par un traitement complémentaire sur la cornée par laser excimer, prévu initialement ou décidé après l’intervention.
  • L’implant ne peut pas corriger la presbytie. Le port de lunettes pour la vision de près restera donc indispensable après 45 ans environ.

A quoi sert le bilan ?

  • Déterminer la meilleure technique chirurgicale dans chaque cas particulier.
  • Vérifier l’absence de contre-indication à l’intervention et à l'anesthésie.
  • Recueillir les informations qui permettent de commander l’implant adapté.

Conseils pour réaliser le bilan

  • Il est souhaitable d’apporter vos lunettes et les références de vos lentilles.
  • L’examen de la vision doit souvent être renouvelé une heure après l’instillation d’un collyre qui évite l’accommodation (la mise au point en vision de près). Ce collyre dilate la pupille et trouble la vision pendant plusieurs heures. Il est donc nécessaire d’être accompagné pour ne pas conduire au retour et de prévoir un séjour d’environ deux heures à la clinique.
  • Pour ne pas modifier la forme de la cornée, il est nécessaire de ne pas porter de lentilles rigides ou flexibles pendant les trois semaines qui précèdent ce bilan (une semaine pour les lentilles souples). Lorsque le port de lentilles est très ancien, ce délai peut être plus long et vous sera précisé par le chirurgien. Voir à ce sujet les conseils aux porteurs de lentilles.
  • voir les conseils pour réaliser le bilan.

En quoi consiste le bilan ?

  • consultation ophtalmologique
  • Analyse et comptage des cellules endothéliales par microscopie spéculaire de cornée.
  • étude morphologique des structures de la partie antérieure de l’œil qui permet la mesure de la profondeur et si nécessaire du diamètre de la partie antérieure de l'œil où va être placé l'implant.
  • consultation avec l’anesthésiste.

Quelles sont les précautions à prendre avant l’intervention ?

  • Se renseigner si nécessaire des conditions d'aptitude visuelle à certaines professions auprès des administrations concernées (armée, police, gendarmerie, marine, pompiers, SNCF, transport aérien ou routier, etc…). Il faut en particulier vérifier que la pose d'un implant "phake" est acceptée et sous quelle(s) condition(s).
  • Il est conseillé d’interrompre le port de lentilles de contact quelques jours avant l’intervention, et d’éviter le maquillage 48 heures avant.
  • Il est souhaitable d’être reposé.
  • Il est indispensable d'être à jeun, conformément aux prescription de l'anesthésiste.
  • L’instillation d’un collyre est habituellement prescrite avant l’intervention

Comment se déroule l’intervention ?

  • Indolore
  • Anesthésie locale ou générale brève.
  • Durée moyenne de l’intervention est de 15 minutes par œil.
  • Hospitalisation habituellement d’une demi-journée (ambulatoire).
  • Le deuxième œil est habituellement opéré une semaine plus tard.

Suites opératoires habituelles :

  • Indolores
  • Amélioration rapide de la vue : souvent évidente dès le lendemain. Elle se poursuit dans les semaines qui suivent et est stable après quelques semaines.
  • Reprise du travail : généralement le surlendemain
  • Peut-on sentir la lentille à l’intérieur de l’œil ? Non

En pratique les jours suivants l'opération :

  • Suivre l'ordonnance, les conseils et venir au rendez-vous de contrôle prévus.
  • L'opération n'étant pas prise en charge par la Sécurité Sociale, il ne peut être prescrit d'arrêt de travail.
  • Une sensibilité ou une irritation de l’œil est possible après l’intervention, surtout dans les heures qui suivent, et diminue rapidement.
  • Il est recommandé de ne pas se frotter l’œil opéré durant les premières semaines après l’opération. La coque transparente doit être gardée jusqu’au lendemain matin, puis seulement la nuit pendant 5 nuits. Après l’opération, une vie calme est recommandée durant quelques jours, mais l’activité professionnelle est habituellement reprise après 24 à 72 heures.
  • L’apparition de douleurs, d’une rougeur de l’œil ou d’une baisse de vision doivent vous amener à consulter rapidement, sans attendre le rendez-vous prévu.

Fréquence et durée de la surveillance à long terme :

Une surveillance rigoureuse est indispensable pour s’assurer de la bonne tolérance de l'implant à très long terme :

  • Régulièrement
  • Au minimum une fois par an
  • Même si tout va bien
  • Aussi longtemps que l’implant est présent à l’intérieur de l’œil

En quoi doit consister la surveillance à long terme :

  • Une consultation par un ophtalmologiste.
  • Un examen de la cornée par microscopie spéculaire (examen sans contact et indolore qui permet d'obtenir une photographie agrandie de la face postérieure de la cornée). Cet examen permet l'analyse et la mesure de la densité des cellules endothéliales qui tapissent la face postérieure de la cornée.

Que se passe-t'il en cas de mauvaise tolérance ?

  • Dans de rares cas, si l'on observe une diminution anormale de la densité des cellules endothéliales, on peut décider du retrait de l'implant. On évite ainsi la complication et on revient au défaut optique initial pré-opératoire.
  • La fragilité naturelle d’un œil myope n’est pas modifiée. De ce fait, les patients doivent continuer à être surveillés de façon régulière comme avant l’opération, en particulier en cas de myopie forte.

L’opération est-elle sans risque ?

  • La chirurgie par implant n’échappe pas à la règle générale selon laquelle il n’y a pas de chirurgie sans risque. Même si celui-ci est très faible, des complications sont possibles, bénignes ou graves.
  • Le recul selon le modèle d'implant choisi varie entre 3 et plus de 10 ans.
  • Les inconvénients les plus connus sont : une déformation de la pupille en général modérée ; un astigmatisme ; un décentrement de l’implant est possible et peut être gênant ; l’infection est exceptionnelle (de l’ordre de 1 cas sur 1000) mais pas impossible. Certains de ces ennuis peuvent nécessiter des soins particuliers, voire le repositionnement ou le retrait de l’implant.
  • Des lésions des structures avoisinant l’implant (cornée, cristallin, iris) sont possibles mais très rares, et un dépistage par un suivi post-opératoire régulier et prolongé est donc indispensable.
  • Comme pour toute chirurgie oculaire, il y a des cas exceptionnels où des complications inattendues et imparables peuvent aboutir à une importante baisse de vision, irréversible et non améliorable par des lunettes ou des lentilles.
  • Une opération bien conduite octroyant une bonne vision des détails, peut dans certains cas s’associer à une gène en vision nocturne, des sensations d’éblouissement, de halos ou de voile surtout lors des premiers mois, mais elles sont souvent modérées, intermittentes et régressives

Liens utiles concernant les implants "phakes" :